EDITO

 

Depuis notre dernière édition qui s’était tenue le 22 novembre 2018, notre pays a traversé une crise inattendue, inédite et sévère. La crainte a alors été vive que les débordements auxquels elle a donné lieu aient sérieusement écorné son image internationale et des doutes se sont levés sur la capacité du Gouvernement – faute de le faire dans un climat apaisé – à poursuivre les réformes.

Ces craintes se sont finalement avérées vaines et la communauté internationale, qui avait décidé de faire de la France the place to be, n’a depuis lors nullement remis en cause ses projets, et les
investissements étrangers dans notre pays viennent de battre leur record.

Cependant, pour que perdure l’état de grâce dans lequel la France était subitement entrée, une sortie par le haut de la « crise des gilets jaunes » était déterminante dans la confiance que continuent d’accorder à notre pays les milieux d’affaires internationaux.

La volonté affichée à l’issue du « grand débat » de maintenir le cap et de poursuivre avec ambition et à bon rythme la transformation de notre pays – qu’illustrent les réformes annoncées de l’assurance chômage et des retraites – nous encouragent à penser que, répondant au fameux Never waste a crisis de Sir Winston Churchill, la France est en train de manifester une capacité de rebond inédite en ne cédant pas aux vieux démons du renoncement qui l’aurait réinstallée sur le chemin d’un déclin alors inexorable.

Mais doutes et résistances seront d’autant plus facilement levés que la démonstration sera faite que les réformes d’ores et déjà engagées portent leurs
fruits. Le rôle du monde de l’entreprise sera à ce titre essentiel. Les présidents de sociétés étrangères implantées en France, qui sont les avocats de notre pays auprès de leurs maisons-mères, continueront pour leur part à puissamment plaider pour que notre pays demeure une place privilégiée pour
l’investissement international. Il y va de sa prospérité qui est la première condition du mieux vivre auquel nos concitoyens aspirent.

Mais leur ambition est d’aller au-delà, et les entreprises « Bien en France » vont cette année afficher avec solennité leur mobilisation pour contribuer à la lutte contre l’exclusion sociale et le
déclassement économique. Elles le feront, répondant en cela à l’appel lancé par le Président de la République, en s’engageant puissamment pour favoriser l’inclusion de la jeunesse issue des quartiers populaires, des milieux sociaux défavorisés et de ceux qui, comme les sociétés qui soutiennent les Etats de la France, sont venus d’ailleurs.

Cet engagement repose sur une conviction profonde. Faciliter l’entrée dans la vie active des moins favorisés, intégrer dans nos entreprises des profils variés, créer des équipes plurielles, être à l’écoute des différences, est source d’innovation et de performances collectives.

Mais cet engagement relève aussi du devoir qu’elles considèrent avoir, celui de manifester, par reconnaissance vis à vis de pays qui les accueille, leur ancrage local et leur citoyenneté en participant à une action salutaire et collective, convaincues qu’il y va aussi de l’attractivité de notre pays.

Notez bien la date du 21 novembre. Si vous partagez ces ambitions, comme l’ont déjà fait plus de 70 entreprises internationales parmi les plus prestigieuses, nous serons heureux de compter sur
votre présence.

Nous vous y donnons rendez-vous.

Bien à vous,

 

Denis Zervudacki,
Fondateur des Etats de la France