EDITO

The place to be

Lors de leur dernière édition, les Etats de la France s’étaient félicités du retour en grâce de la France auprès des CEO des sociétés multinationales. Alors surpris de voir notre vieux pays capable de tant d’audace, impressionnés par une volonté de réforme insoupçonnée et séduits par ses premiers pas sur la scène internationale, ceux qui étaient présents au Sommet de Versailles sont repartis convaincus de la volonté du Président de la République de faire de la France « The place to be ».

Depuis son élection, l’élan réformateur que les Etats de la France ont, depuis l’origine, appelé de leurs voeux, ne s’est pas démenti et aucun des ressorts de l’attractivité de notre pays n’a été négligé.

Entre réforme du Code du Travail, suppression de l’ISF, instauration d’une flat tax de 30 % sur les revenus du capital, baisse de l’IS, diminution des charges, réforme de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’assurance chômage et suppression de l’exit tax, la « réforme » qui durant tant d’années a été différée, comptée, rejetée, est enfin menée tambour battant et au pas de charge. Et depuis lors, notre pays petit à petit remonte la pente, adressant un cinglant démenti à tous ceux qui pensaient qu’il était inexorablement installé sur celle
du déclin.

Les « Docteurs tant mieux » l’ont donc emporté sur les « Docteurs tant pis ». La France va mieux et c’est tant mieux.

Mais dans notre pays où le vieux a du mal à mourir et le neuf du mal à naitre, une autre France, celle qui hésitera toujours par manque de confiance en son avenir, celle qui, à tort, pense qu’elle va être laissée pour compte, celle qui doute du « talent » de nos concitoyens et celle qui, quoi qu’il advienne, s’arc-boute désespérément sur les avantages acquis d’une autre époque, s’offusque, s’oppose et résiste.

Après avoir suscité tant d’espérance de voir enfin naître un « nouveau monde », rien ne serait pire pour notre pays que de retomber dans ses vieux travers, céder à ses vieux démons et redonner crédit aux vieilles lunes.

Tenir bon face aux résistances et aux turbulences, tenir fermement le cap, tenir la cadence, ne pas céder et ne pas
relâcher l’effort : tel est le message des Etats de la France. Car notre pays commence à engranger les premiers bénéfices des réformes engagées et l’ambition des Etats de la France sera aussi lors de sa prochaine édition de démontrer que « l’attractivité, ça marche ».

Notre pays a, en effet, en quelques mois, gagné d’incroyables « parts de marché » dans l’estime des grands groupes mondiaux : des sièges mondiaux ou européens et des centres de recherche se sont ou vont s’y installer ; des projets significatifs d’investissement se sont ou vont s’y développer ; de spectaculaires projets qui, en d’autres temps, nous auraient échappé, sont annoncés ; des talents qui avaient choisi d’écrire leur avenir ailleurs nous reviennent et d’autres venus d’ailleurs, nous arrivent. Bref, la France attire et, enfin, séduit.

De tout cela, nous apporterons le témoignage lors des Etats de la France, et rappellerons qu’il serait suicidaire de dilapider tant d’efforts qui commencent à porter leurs fruits en donnant considération aux éternels et incorrigibles contempteurs de notre pays. Mieux, nous soulignerons combien, pour sanctuariser la réforme, il nous faudra la poursuivre et l’intensifier, notamment dans le domaine de la diminution du coût du travail, de la simplification administrative et de la compétitivité fiscale, où certains de nos concurrents disposent toujours d’avantages comparatifs.

Une fenêtre d’opportunité inédite et inespérée s’offre à la France. Celle de devenir, dans la féroce compétition que les
pays se livrent pour attirer les investissements d’avenir et les talents, « The place to be ».

C’est ce défi que les Etats de la France veulent se donner en se fixant deux priorités :
– Faire de la France « le Campus du monde » en mobilisant notre savoir, notre culture et les talents de nos universitaires et chercheurs ;
– Faire de la France « le Laboratoire du monde » en misant sur son avant-gardisme et sa créativité pour en faire une terre privilégiée pour l’innovation de rupture et l’intelligence artificielle.

Cette ambition, nous la porterons dans le lieu hautement symbolique de la Sorbonne où les Etats de la France reviendront à leurs premières amours.

C’est en effet là qu’ils furent, voici 12 ans, dans la quasiclandestinité portés sur les fonts baptismaux et qu’ils s’installeront, cette année, dans le Grand Amphithéâtre, mesurant aussi en cela le chemin parcouru par notre pays pour mettre son attractivité au coeur de ses priorités.

Nous vous y donnons rendez-vous.

 

Votre dévoué,

                                                                                  Denis Zervudacki
Fondateur des Etats de la France